LE PETIT CANON | La Petite Brève (An 2017, N°1)
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La Petite Brève (An 2017, N°1)

La Petite Brève (An 2017, N°1)

Le Petit Canon s’est remis en route pour de nouvelles aventures ce 16 février. Et c’est en Loire, près de Saumur, qu’il a décidé de poser son crachoir.
Je ne vous raconterai pas mes déboires pour réserver une chambre, trouver un restaurant…
Sachez juste qu’il est préférable de se rendre dans cette région à partir de mars-avril.
Mais tout cela ne m’a pas empêché de rencontrer des personnes très agréables, des vignerons passionnés… et profiter d’un temps printanier avant l’heure

Jeudi, je me suis rendu au domaine du Petit Val, réputé principalement pour son Coteaux du Layon, son Bonnezeaux et son Anjou rouge.

Pendant près de 2h, j’ai découvert leurs installations, dégusté leurs créations, discuté principalement avec Benoît, le fils du domaine, qui désire développer sa gamme, faire évoluer ses vins. C’est très enrichissant de l’écouter parler, de m’expliquer la filtration tangentielle, et tout cela dans une ambiance très décontractée.
Des fûts ont été achetés pour enrichir sa prochaine cuvée Bacchus (Anjou rouge). Le Bonnezeaux aura le plaisir de côtoyer un peu de fût dans les prochains millésimes. Il proposera bientôt un Anjou blanc.
Je retiendrai principalement son coteauxdu Layon 2015. Les fruits explosent en bouche, le ‘sucré’ est bien dosé, sans lourdeur, et il propose une très agréable fraîcheur en fin de bouche… très belle longueur. Sa cuvée Bacchus 2014 est somptueuse.

Nous sommes face à un vin riche, souple, présentant de très beaux arômes de cerises bien mûres. Une subtile odeur de caramel s’échappe du verre. Très belle présence en bouche, belle matière. Un vin délicat qui saura s’apprécier avec une belle pièce de viande. On se réjouit de découvrir ce que le fût lui apportera en plus.

Ensuite, je me suis rendu au domaine de Fosse Sèche. L’année passée déjà, j’avais eu la chance de visiter ce domaine, de déguster leurs vins, et de rencontrer Adrien.
Cette fois-ci, j’ai rencontré… tout le monde : Guillaume et Adrien, ainsi que leurs épouses.
C’est difficile de décrire cette rencontre. Un ami les a présentés comme des OVNIS dans le monde des vignerons. Il a tout à fait raison.
Mettre des mots pour exprimer ce qu’on ressent en les rencontrant est compliqué car les émotions sont nombreuses tout au long de la visite. Leur conception de la vie, leur approche de la nature, le domaine, leurs vins, tout est parfaitement équilibré.
Ils reviennent à l’essentiel. C’est un retour à la Terre, où chaque être, végétal ou animal, a un rôle à jouer. Il paraît facile, normal, de parler du respect de la nature, de revenir aux valeurs fondamentales, mais peu de gens y parviennent vraiment dans leur quotidien. Pour eux, c’est simplement leur façon de vivre.
Nous ne sommes pas en présence d’originaux, déconnectés de la réalité, ces vignerons ont les pieds… dans la terre, connaissent parfaitement le monde, et toutes leurs forces sont dédiées à leur Projet de Vie. Et malgré le succès de leurs vins (près de 200 tables étoilées leur font déjà confiance), ils continuent à vous accueillir en toute simplicité.
Il faut les rencontrer… il y a tant de choses à vivre en leur présence.
Je me permettrai juste quelques mots pour exprimer mon ressenti sur cette rencontre : humanité, disponibilité,
générosité, excellence, respectueux, époustouflant.
Parlons un peu des vins aussi . Naturellement en Biodynamie, j’ai eu le plaisir de déguster 3 cuvées.
Tout d’abord, l’Arcane 2015 : 100% Chenin. Fruité, fraîcheur, pertinence, richesse… à sortir à toutes les occasions. Simplement magnifique.

Ensuite, l’Eolithe 2014 : 100% Cabernet Franc. Matière, finesse, légèreté, fruité.. à sortir à toutes les occasions…mon épouse ne peut plus s’en passer.
Et on termine avec la réserve du Pigeonnier 2014 : 100% cabernet franc… sans commentaire… j’ai eu des frissons tout le long de la dégustation.
Oui, Le Petit Canon a beaucoup de chances d’avoir pu ramener quelques cartons de ce domaine.
Le lendemain, rendez-vous au domaine des Garennes, où Monsieur et Madame Baron (frère et sœur) m’ont accueilli chaleureusement. Un domaine familial où il est très agréable de s’arrêter.
L’année passée, nous ne nous étions pas trompés en prenant, notamment, leurs Saumur Rouge (‘sous les coutures’ et l’Empreinte) : tous les 2 ont été récompensés au Guide Hachette 2016.
Il nous en reste en cave, si cela vous intéresse. Bien entendu, vu le succès (trop) rapide de leur Empreinte blanc (Saumur blanc, élevé en fût
de chêne), je me devais de ramener quelques cartons du millésime 2014. A bon entendeur, 60 bouteilles sont arrivées au Petit Canon le week-end dernier… premiers arrivés, premier servis
Notre rencontre s’est articulée autour de leurs crémants de Loire. A la recherche d’une bulle de qualité, à un prix raisonnable, leur domaine répond parfaitement à ce type de demande.
C’est ainsi que j’ai pu déguster leurs différentes cuvées.
Il y a eu le crémant traditionnel de Loire : une bouteille brune, élégamment habillée. La bulle est fine, l’assemblage de Chenin et Chardonnay est bien dosé (le goût ‘Pomme’ est subtil), un élevage de 12 mois sur latte, ce qui donne un crémant frais, léger, fruité, très agréable. On saura l’apprécier à l’apéritif.
Ensuite, nous sommes partis à la découverte du crémant Rosé Brut. Ce crémant est plus ‘doux’ en bouche.
Aucune note de sucre bien entendu, mais une délicatesse supplémentaire qui en fait une bulle également de tous les instants.
Puis est arrivée la cuvée Zero… alliance subtile entre le Chenin et le Chardonnay, avec un élevage de 18 mois sur latte, nous sommes en présence d’un crémant plus complexe, plus aromatique. Je me suis bien amusé à le goûter, regoûter, re regoûter, … sans exagérer bien entendu
Et j’ai terminé mon beau périple avec le domaine de la Chevalerie, où j’ai eu le plaisir d’assister à la mise en bouteille de leurs derniers millésimes.
Alors, cette fois, je n’ai pas pu rapporter d’Alcofribas 2005… vous étiez déjà très peu à en avoir profité l’année passée, mais maintenant, c’est bien terminé.
Par contre, pour les amateurs de ce domaine, j’ai rapporté quelques bouteilles du millésime 2008 de la cuvée Chevalerie. A boire sans modération.
Nous sommes en présence d’un cabernet franc, fruité (légèrement compoté), riche en bouche, bien structuré, et d’une justesse incroyable. Le millésime 2008 de la Chevalerie est prêt et se
caractérise par une finesse à nulle autre pareille. Face à l’Alcofribas, qui reste pour moi un coup de poing référence de ce domaine, il n’a vraiment pas à rougir.
Et pour un tout petit peu changer du Peu Muleau 2014, nous avons opté pour le Dyptique 2014. Un cabernet fruité, gourmand, frais, à boire sur la jeunesse. Une année de bouteille lui a permis d’un peu se poser. Un vin de tous les instants, le saucisson-rillette comme le mentionnait si bien Stéphanie, la vigneronne du Domaine.
J’ai profité d’être sur place pour découvrir quelques domaine de l’appellation Chinon (oh oui, cha va )… toujours à la recherche de nouveautés, toujours curieux d’apprendre, de découvrir, l’occasion était trop belle.
Je retournerai en Loire cette année, promis : la région est magnifique, et tant de vins restent à découvrir…

Vivement les prochaines quilles !

Au plaisir,